La ville est située dans la vallée du fleuve Eurotas, entre les montagnes du Taygète à l'ouest et du Parnon à l'est. Par la suite, l'influence spartiate se fait moins marquée. Il met en avant l'ampleur des inégalités sociales, et le fait que les deux cinquièmes de l'État soient possédés par les femmes. Après la victoire de Philippe II de Macédoine à Chéronée en -338, la Grèce entière est dominée par les Macédoniens, à l’exception de Sparte qui devient la dernière cité libre de Grèce. Ses artisans coulent des figurines dont l'exemple caractéristique est le cheval dit laconien, remarquable par l'impression de stabilité et de puissance contenue qu'il dégage[126]. Le plus connu d'entre eux, Sosibios, laisse une série de traités sur les cultes et coutumes spartiates, dont le grammairien Athénée préserve quelque fragments. Le couple vit dans des communautés regroupant d'autres guerriers, et une trop grande intimité entre le mari et la femme, considérée comme un obstacle à la passion, n'est pas encouragée[54]. Cette paix, protégée par le Grand Roi, leur permet en fait de continuer leur politique impérialiste, sous couvert de la protection de l'autonomie des plus petites cités : Sparte oblige Argos à donner à Corinthe son indépendance, ou encore Olynthe à respecter l'autonomie des cités de Chalcidique. La Messénie, conquise à la suite des guerres du même nom, s'étend à l'ouest du Taygète jusqu'à la Méditerranée ; elle est bordée au nord par la vallée de la Neda. Cela n'a rien d'exceptionnel, mais quand, à Éleusis, les Corinthiens s'aperçoivent qu'il s'agit de marcher sur Athènes et de renverser les Pisistratides, ils font demi-tour, suivis par l'autre roi, Démarate. Ses critiques lui reprochent même de n'être que cela : pour Platon, l'organisation politique de Sparte est « celle d'une armée en campagne plutôt que de gens vivant dans des villes »[93]. Sparte et Athènes s'affrontent même, en 418, à Mantinée, en dehors du territoire des deux cités. La gérousie est une assemblée de 28 hommes âgés de plus de 60 ans, élus à vie par acclamation à l'Assemblée, après acte de candidature, et des deux rois[69]. Leur victoire de 404 av. C'est alors la rupture, scellée par l'ostracisme du laconophile Cimon. J.-C., le grand prêtre Jason, déposé, gagne Sparte dans l'espoir d'y trouver refuge grâce à cette parenté commune[143]. Plusieurs nouvelles implantations apparaissent au Néolithique final ; outre la poterie, on trouve des bijoux en argent à Alepotrypa, ce qui atteste d'une certaine prospérité[4]. Sparte change en conséquence de politique vis-à-vis de la Perse, se faisant le chantre du panhellénisme. Un autre trait particulier est le culte voué aux héros de la guerre de Troie. Située sur l'Eurotas, dans la plaine de Laconie, entre le Taygète et le Parnon, elle est l'une des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, avec Athènes et Thèbes. Sparte est débordée sur tous les fronts. Sitôt les guerres médiques terminées, Sparte s'inquiète de la puissance croissante d'Athènes, auréolée de ses victoires contre les Perses. En voulant préserver l'héritage de l'époque archaïque, où Sparte connaissait aussi bien l'éducation militaire que les arts, elle s'est « crispée dans une attitude de refus et de défense, elle n'a plus connu que le culte stérile de la différence incommunicable ». En Grèce, le parti d'extrême droite Aube dorée se défend des accusations de références au nazisme en affirmant que ce dernier a copié les Gréco-Romains, et en particulier Sparte, qui seraient son véritable modèle[154]. Enfin, Héraclès est également à Sparte une sorte de héros national[101]. Les Périèques (habitants du pourtour de Sparte) combattent également comme hoplites, et même des Hilotes : les 700 Hilotes commandés par Brasidas en Chalcidique, pendant la guerre du Péloponnèse, en sont récompensés par un affranchissement[89]. En 425, c'est même la défaite humiliante de Sphactérie : 120 Pairs, appartenant pour la plupart aux grandes familles spartiates, sont faits prisonniers sur un îlot. Il vit à la dure : le crâne rasé[45], il ne reçoit qu'un manteau (himation) par an et marche pieds nus[46] ; il dort sur une paillasse de roseaux de l'Eurotas qu'il a cassés à la main[47]. L'un d'entre eux (on ne sait comment il est choisi) donne son nom à l'année et aux documents officiels : on l'appelle ainsi l'éphore éponyme[76]. Sparte doit rendre sa flotte pour récupérer ses hoplites. Cette production atteint son apogée vers 560-550 av. Là encore, il est difficile de porter foi à ce chiffre rond[17]. Le roi Pleistoanax est même accusé de corruption, n'ayant pas poursuivi son offensive, et on l'oblige à s'exiler. Quelques tensions ont lieu, mais les relations entre les deux cités restent bonnes jusqu'en 462, quand Sparte renvoie un contingent athénien dirigé par Cimon et venu l'assister en pleine révolte des Hilotes. En 1249, les Francs édifient la forteresse de Mistra à quelques kilomètres, sur un éperon du Taygète. Mais à la différence d'Athènes, l'eunomie est synonyme de grande discipline. Les principales cultures sont probablement l'orge et l'amidonnier, un type de blé — des fours à pain en terre cuite ont été retrouvés à Alepotrypa, de même que des os d'ovins ou de caprins et des coquillages[5]. J.-C. Durant la même décennie, l'exportation de la céramique figurée laconienne prend également fin, supplantée par la céramique à vernis noir. À sa périphérie on peut cependant découvrir le superbe site médiéval de Mistra classé à l'Unesco, ainsi que le massif du Taygète propice à la randonnée. L'éducation est obligatoire, collective et organisée par la cité : elle vise à former des soldats disciplinés, efficaces et attachés au bien de la cité. J.-C., c'est le « divorce d'Éleusis » et par la suite, les rois mènent campagne seuls. Jean d'Éphèse relate qu'à partir du VIIIe siècle, la Laconie est occupée pour un temps par des duchés slaves, progressivement absorbés par les autochtones grecs. Ils sont élus pour un an par l'assemblée, et non rééligibles. 1. Rome doit intervenir, exigeant que Sparte et Corinthe soient séparés de l'Achaïe. Pour lui, le malheur de Sparte est d'avoir mûri trop tôt. D'après les données archéologiques, Sparte à proprement parler est fondée avant le milieu du Xe siècle av. De fait, la guerre est longue, Périclès ayant eu l'idée d'abandonner l'Attique aux pillages réguliers de Sparte, pour accueillir sa population dans Athènes même, protégée par les Longs Murs. C'est typiquement la divinité des jeunes. Après sa défaite à la bataille de Mégalopolis, Sparte est trop affaiblie pour participer à la Guerre lamiaque qui oppose de 323 à 322 les cités grecques à la Macédoine après la mort d'Alexandre le Grand. Tous les mois, les rois jurent de respecter les lois, et les éphores de maintenir la royauté[80]. En réalité, la plupart des historiens s'accordent à penser que la Sparte archaïque n'a pas connu de loi interdisant la monnaie[83]. Mais Sparte n'est pas encore détruite : l'assaut thébain sur la ville est repoussé par la résistance organisée par Agésilas. J.-C.[63], et au moins à partir du siècle suivant, les éphores décident de la mobilisation[64],[65]. Pausanias parle également de 15 xoana en Laconie, dont 6 à Sparte — ce sont des statues de bois à la représentation grossière, antérieure à la religion olympique. À cette occasion a lieu la première crise : Cléomène a réuni l'armée sans indiquer son but, ni géographique ni politique. Leur pouvoir est si grand qu'Aristote le qualifie d'« égal à celui des tyrans »[77],[78]. La Seconde Sophistique s'intéresse principalement à Athènes, mais recourt encore à Sparte pour proposer des sujets de rhétorique : « Faut-il donner des murailles à Sparte ? Elle élit également les éphores et les gérontes, par un procédé qui paraît puéril à Aristote : des individus enfermés dans un lieu clos mesurent l'intensité des acclamations. Cette discipline se nourrit de l'importance particulière accordée à la « belle mort », c'est-à-dire la mort au combat, avec des blessures par-devant. Platon connaît bien les laconisants pour les avoir abondamment fréquentés pendant sa jeunesse. Sous la domination romaine, ces combats deviennent la « diamastigossis » (en grec : διαμαστίγωσις, « flagellation sévère ») : dans le cadre d'un festival religieux annuel, les adolescents doivent se soumettre avec une sérénité à endurer la flagellation dans le cadre d'un concours où se disputent les plus nobles et plus beaux éphèbes pour susciter l'admiration des familles mais aussi des curieux : ainsi que Cicéron le rapporte dans les Tusculanes[18], la foule qui accourt au spectacle est si nombreuse qu'un amphithéâtre doit être bâti devant le temple pour l'accueillir. Il comprend deux régions principales, séparées par des montagnes. Sparte la contraint à raser les Longs Murs, sur dix stades de chaque côté et à entrer dans la ligue du Péloponnèse. Cette période ne se termina qu'avec la paix de Nicias (421). Au lendemain de la guerre du Péloponnèse, la cité s'interroge d'ailleurs sur l'opportunité d'émettre un monnayage d'argent[84]. À la même période, Alcman est amené à Sparte en tant qu'esclave, puis affranchi par son maître ; ses poèmes connaissent un succès tel qu'ils sont lus chaque année durant la fête des Gymnopédies[108]. La royauté passe ensuite à ses fils, puis à Ménélas, son gendre. J.-C. ; ses débouchés sont principalement Tarente, colonie de Sparte, mais aussi l'Étrurie, la Cyrénaïque ou le delta du Nil. J.-C. Le premier exemple d'alphabet laconien remonte au milieu du VIIIe siècle av. Bon nombre de cités d'Asie mineure ou de la côte du Latium se prétendent, de manière assez fantaisiste, des colonies de Sparte. Sperthiès, fils d'Anériste, et Boulis, fils de Nicolaos. Cependant, cette victoire masque mal la réalité des rapports de force : le gros des troupes était athénien. Les hostilités à proprement parler commencent en 457, à l'appel de Corinthe. J.-C., selon la tradition, la cité accueille l'un des maîtres de la poésie lyrique, Stésichore[109]. Une autre fouille a commencé à la fin des années 1800 , les archéologues des Américains et des Grecs. L'apogée de Sparte, comme l'un des états À la fin du VIIe siècle av. En s'appuyant sur les ressources de la plaine de Laconie draînée par l' Eurotas , Sparte a pris le contrôle de la Messénie , à l'ouest … La réalité n'est pas si édifiante : lorsque Thèbes envahit Sparte après la bataille de Leuctres, les femmes s'enfuient[57], voire causent plus de désordres dans la ville que les ennemis[58]. Le site était pratiquement vide. Elle vote les décisions par acclamations, ou, beaucoup plus rarement, par déplacement des votants, mais son vote ne lie pas la gérousie qui peut considérer que le peuple s'est trompé. Des vestiges attestent que le site actuel était effectivement occupé à cette époque. S'ensuivent une série de victoires et de défaites pour les deux cités, qui aboutit en 451 à une paix de 5 ans, mais les relations restent tendues. Il est réputé avoir aidé Tyndare à recouvrer son trône. Au début du conflit, les belligérants allaient d'escarmouche en escarmouche contre le territoire voisin. C'est aujourd'hui une petite ville de Laconie. J.-C. et perd 400 de ses 2 000 homoioi. Vers 1100 av. Cependant, il est impossible d'en savoir plus. C'est aujourd'hui une petite ville de Laconie. Inversement, ceux qui survivent sont suspects ; la mise au ban du corps social attend les lâches, les tresantes. Sparte possède également d'autres catégories d'hommes libres non-citoyens, appelées conventionnellement Inférieurs : citoyens déchus par pauvreté (ne pouvant plus payer leur part aux syssities) ou par lâcheté au combat (les tresantes), Hilotes affranchis (néodamodes), Skirites, etc. Sparte (en grec ancien Σπάρτη / Spártê soit « semée », « parsemée » ou « éparse », grec moderne Σπάρτη / Spárti, en dorien Σπάρτα / Spárta) ou Lacédémone (Λακεδαίμων / Lakedaímôn) est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, perpétuée aujourd'hui par la ville moderne du même nom de 18 185 habitants. En revanche, ni Apollon, ni les Dioscures ne sont identifiés avec certitude sur les vases ; les scènes tirées de la guerre de Troie brillent également par leur absence. Le navarque Lysandre, grand artisan de la victoire sur Athènes, impose la tyrannie des Trente, mais le roi, Pausanias Ier, laisse ensuite les Trente tomber et fuir avec leurs partisans, pour soutenir les oligarques modérés restés à Athènes. », « Les prisonniers de Sphactérie doivent-ils être punis pour lâcheté[147] ? En conflit avec Athènes, … https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_de_Sparte&oldid=176422464, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. J.-C., et peut-être une autre au IIIe siècle av. J.-C.[3] Les premiers sites sont la butte de Kouphovouno, située à quelques kilomètres de Sparte, la grotte d'Alepotrypa, sur la côte orientale du golfe de Messénie, et un site des environs de la ville moderne d'Apidia, dans l'avant-pays du Parnon occidental[3]. En 396, Sparte est mise à sac par les Goths d'Alaric et ne semble pas s'en être relevée, le site n'est plus que hameaux de bergers... Jean d'Éphèse relate que trois siècles plus tard, ce sont les duchés slaves des Ézérites et des Mélinges qui s'installent dans la région, avant d'être absorbés par les autochtones grecs. Elle comprend plusieurs massifs montagneux, dont les monts Cyparissia, qui se prolongent vers le sud par l'Aigaléon et à l'est par l'Ithômé. Il faut y ajouter les monuments funéraires — nombreux puisque Sparte enterre ses morts à l'intérieur de son périmètre[96] —, dont certains sont aussi des lieux de culte : c'est le cas de ceux de Lycurgue, Léonidas Ier ou encore Pausanias Ier[97]. L'orateur Lycurgue note que les Spartiates partant en guerre se réunissent pour écouter ses poèmes[107]. Ce dernier tente d'endiguer l'avancée des Achéens, au début avec une certaine réussite, puisque la Ligue lui propose en 226 de prendre sa tête. L'historiographie les appelle traditionnellement les tresantes, les tremblants. Sparte est ensuite attaquée en Phocide par les Thébains (375/4). Devenue mère, la femme spartiate est censée se conformer à un modèle héroïque dont les Apophtegmes lacédémoniens de Plutarque donnent de bons exemples. Ancienne ville grecque du Péloponnèse, Sparte ou Lacédémone était l'une des puissantes cités-Etats de la Grèce antique, comme Athènes et Thèbes. Sa première lettre de Sparte est datée du 20 avril 1730. Pindare en fait les « intendants de Sparte »[100], et la tradition fait de la cité leur lieu de naissance. Au Ve siècle av. Il acheta de nombreuses antiquités et des marbres. Le système politique spartiate, ainsi que le système d'éducation, sont censés être l'œuvre du mythique Lycurgue au VIIe siècle av. Les réformes de Lycurgue au VIIe siècle sont un véritable tournant pour la cité : désormais, tout est fait pour renforcer la puissance militaire de la cité, et Sparte devient la cité hoplitique par excellence. Ceci peut-être dans le but ultime de produire des mères fortes et saines, aptes à engendrer des enfants vigoureux[52]. Les villes d'Athènes et de Sparte étaient d'âpres rivales dans la Grèce antique. J.-C.. Si les chevaux sont généralement conçus pour être autonomes, la plupart des autres figurines sont destinées à décorer des articles de luxe, comme les miroirs[123]. Tout ceci aboutit à ce que Philippe V de Macédoine prenne Argos pour la donner à Sparte. Pourtant, à son retour à Sparte, il est soumis à jugement, et huit ans après son acquittement, est condamné quand Athènes reprend les armes contre Sparte. Le kylix (coupe) à pied haut est la forme privilégiée. L'État spartiate s'étend au Ve siècle av. Selon Plutarque, le nouveau-né spartiate est examiné par une commission d'anciens pour déterminer s'il est beau et bien formé. Comme les Grecs en général, les Périèques se consacrent principalement à l'agriculture, et probablement aussi à l'artisanat et au commerce. La version du 28 octobre 2008 de cet article a été reconnue comme «, Redécouverte archéologique et historiographie, « le type même de la société politique juste », « l'État où la vertu a été la plus pure et a duré le plus longtemps », « la cohésion de la société et du corps politique ». La vie entière de la ville était organisée autour des exigences militaires : où le rôle du légendaire législateur Lycurgue fut déterminant, en 820 av.JC, il aurait donné à l'état sparte une constitution d’un caractère nettement militaire. Le mariage lui-même se fait par enlèvement ; on rase ensuite le crâne de la jeune fille, qui est habillée en homme et laissée dans une pièce sans lumière où elle est rejointe par son époux, qui a quitté discrètement le banquet commun[55]. D'après Thucydide, c'est le plus important groupe servile de Grèce[25]. Le vote de l'Assemblée est incertain : on doit recourir à la procédure exceptionnelle du vote par déplacement (voir ci-dessous). Apollon n'a que peu de temples, mais son importance est cruciale : il joue un rôle dans toutes les grandes fêtes spartiates, et le plus important monument religieux de Laconie est le trône d'Apollon à Amyclées. J.-C. en fusionnant quatre villages doriens : Cinosura, Limn… Parmi celles-ci se trouve Amyclées. Il semble en réalité qu'il ne se soit pas agi d'une invasion, mais d'une longue assimilation[10]. C'est d'abord la révolution d'Agis IV, puis celle de Cléomène III. Enfin, les richesses sont censées être méprisées. De son côté, mais de façon anecdotique, Platon dénonce la mode par laquelle, pour imiter les Spartiates, « on se meurtrit les oreilles, on se met des courroies autour des bras, on s'exerce sans cesse dans les gymnases, on porte des vêtements fort courts, comme si c'était par là que les Lacédémoniens surpassent les autres Grecs »[137].